vendredi 20 février 2026

Repentez-vous et croyez en l’Évangile (12 mars 2014)


 « Repentez-vous et croyez en l’Évangile », ont été les mots prononcés par la ministre de l’Eucharistie qui a continué à poser une croix de cendres sur mon front.  J’ai écouté et j’ai baissé le front. J’ai souri. Pourquoi?  Je me suis rendu compte qu’on m’avait donné une chance de retourner au Père Éternel, et si mes pas s’étaient détournés, de reprendre à nouveau le chemin avec Jésus.  La bonne chose à propos de ne pas être parfait, c’est qu’il y a toujours une place pour corriger.  Comme le dit le prêtre visiteur ce dimanche, nous sommes comme des plantes qui ont besoin d’être taillées pour pouvoir croître et porter à nouveau du fruit.  Le Carême jusqu’à récemment, ou presque toujours, je le vois avec un peu de peur, parce qu’il m’invite à me voir dans le miroir, à voir cette image dans un miroir propre, à nettoyer le miroir et me débarrasser de mes egos, à reconnaître mes défauts, à pratiquer l’humilité. Et bien que cela puisse devenir douloureux si nous voyons que nous nous sommes éloignés du chemin de Jésus, Jésus lui-même vient à notre rencontre et nous rappelle qu’il nous aime, que si nous acceptons la grâce de sa croix, ces petits ou grands défauts s’effacent devant son cœur aimant.   Bien sûr, il faut tailler, enlever tout ce sommeil qui nous éloigne du Père, laisser le Saint-Esprit agir et vivre consciemment le carême avec Jésus.  Si, par manque de temps ou pour des problèmes de santé, nous ne pouvons pas offrir un sacrifice de jeûne pour accompagner Jésus, nous pouvons toujours faire de petits sacrifices de vie, comme pratiquer la patience, ou sourire à celui qui est triste, faire ce "devoir" ou travail que nous n’aimons pas et tout offrir à Dieu.  Donner de l’amour, de la joie, du soutien, et si nous sommes tristes, offrir cette tristesse au Seigneur.  C’est aussi ce temps de Carême idéal pour nous rapprocher de Dieu par la prière, par exemple en récitant le chapelet. Et ajouter nos prières personnelles, entrer en communication avec Dieu, et surtout établir une relation avec notre Père céleste, avec Jésus et avec le Saint-Esprit.  Je lisais une fois, que nous pouvons même contester avec lui, lui montrer nos raisons, notre sentiment, mais surtout, écouter, laisser parler à nos cœurs, et si cela nous fait pleurer, pleurer, qu’il s’occupe de sécher nos larmes.  Et faire confiance, toujours faire confiance que malgré nos fautes, sa miséricorde et son pardon attendent toujours notre repentance.  La passion de notre Seigneur Jésus-Christ est cela, il montre l’amour qu’avec passion il a souffert pour nous, afin que nos péchés ne nous tiennent pas captifs dans la culpabilité et que nous devenions vraiment libres par la foi en son sacrifice d’amour.

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