« Repentez-vous et croyez en l’Évangile », ont été les mots prononcés par la ministre de l’Eucharistie qui a continué à poser une croix de cendres sur mon front. J’ai écouté et j’ai baissé le front. J’ai souri. Pourquoi? Je me suis rendu compte qu’on m’avait donné une chance de retourner au Père Éternel, et si mes pas s’étaient détournés, de reprendre à nouveau le chemin avec Jésus. La bonne chose à propos de ne pas être parfait, c’est qu’il y a toujours une place pour corriger. Comme le dit le prêtre visiteur ce dimanche, nous sommes comme des plantes qui ont besoin d’être taillées pour pouvoir croître et porter à nouveau du fruit. Le Carême jusqu’à récemment, ou presque toujours, je le vois avec un peu de peur, parce qu’il m’invite à me voir dans le miroir, à voir cette image dans un miroir propre, à nettoyer le miroir et me débarrasser de mes egos, à reconnaître mes défauts, à pratiquer l’humilité. Et bien que cela puisse devenir douloureux si nous voyons que nous nous sommes éloignés du chemin de Jésus, Jésus lui-même vient à notre rencontre et nous rappelle qu’il nous aime, que si nous acceptons la grâce de sa croix, ces petits ou grands défauts s’effacent devant son cœur aimant. Bien sûr, il faut tailler, enlever tout ce sommeil qui nous éloigne du Père, laisser le Saint-Esprit agir et vivre consciemment le carême avec Jésus. Si, par manque de temps ou pour des problèmes de santé, nous ne pouvons pas offrir un sacrifice de jeûne pour accompagner Jésus, nous pouvons toujours faire de petits sacrifices de vie, comme pratiquer la patience, ou sourire à celui qui est triste, faire ce "devoir" ou travail que nous n’aimons pas et tout offrir à Dieu. Donner de l’amour, de la joie, du soutien, et si nous sommes tristes, offrir cette tristesse au Seigneur. C’est aussi ce temps de Carême idéal pour nous rapprocher de Dieu par la prière, par exemple en récitant le chapelet. Et ajouter nos prières personnelles, entrer en communication avec Dieu, et surtout établir une relation avec notre Père céleste, avec Jésus et avec le Saint-Esprit. Je lisais une fois, que nous pouvons même contester avec lui, lui montrer nos raisons, notre sentiment, mais surtout, écouter, laisser parler à nos cœurs, et si cela nous fait pleurer, pleurer, qu’il s’occupe de sécher nos larmes. Et faire confiance, toujours faire confiance que malgré nos fautes, sa miséricorde et son pardon attendent toujours notre repentance. La passion de notre Seigneur Jésus-Christ est cela, il montre l’amour qu’avec passion il a souffert pour nous, afin que nos péchés ne nous tiennent pas captifs dans la culpabilité et que nous devenions vraiment libres par la foi en son sacrifice d’amour.
Parfum de Lumière... La terre sourit en fleurissant
vendredi 20 février 2026
vendredi 16 janvier 2026
Mon Jésus crucifié
Il y a quelques minutes (4 février 2020) j’ai trouvé sur le "Facebook" une question qui peut peut-être nous mettre en désaccord avec les chrétiens non catholiques. La question "Pourquoi l’église catholique montre-t-elle une croix avec le Christ crucifié? J’ai lu plusieurs commentaires où notre foi est attaquée. En fait, j’ai passé plusieurs années à me poser la même question. Voir Jésus crucifié me faisait pleurer, me rappelait combien il a souffert pour moi, je me sentais coupable de sa crucifixion, et m’obligeait à me souvenir de mes péchés. Je n’avais pas l’habitude de le regarder, pour moi c’était trop. Je ne comprenais pas autant d’amour, cet amour qui est capable de donner sa vie pour celui qu’on aime. Oui, cet être aimé par Jésus, c’est toi, c’est moi, tous les êtres humains. J’étais tellement indigne de son amour divin et de son sacrifice sur la croix. Mais peu à peu, même si ça me fait mal de voir Jésus crucifié, j’ai compris que ce crucifix montre le plus grand sacrifice qu’on fera jamais pour moi. C’est un signe d’amour, maintenant, le voir me fait penser que quelqu’un, précisément le Fils de Dieu voulait venir au monde pour souffrir sur une croix afin que je puisse être sauvée, avoir la chance de me repentir de mes péchés et commencer une nouvelle vie, une vie en Jésus-Christ. Montrez-moi l’amour aussi de Dieu le Père, c’est comme si en voyant le crucifix Jésus me parlera et me dira "Je t’aime! , tu ne comprends pas, je donne la vie pour toi, pour que tu sois féliz, ne t’asservit pas au péché, ne te décourage pas, ce que Je ne ferais pas pour toi, si j’étais capable de mourir crucifié pour toi!" Il me donne aussi l’occasion de me renouveler, de le "voir", de revenir dans son troupeau. Oui, mon Jésus est mort pour moi sur une croix et puis le troisième jour il est ressuscité et maintenant il est assis à la droite de Dieu le Père. Et pourtant, la couronne qu’il a décidé de porter : c’était une couronne d’épines. Ceci est mon témoignage, je n’ai pas la réponse à la question du "Facebook", mais je sais que par cette croix aujourd’hui je peux avoir de l’espoir non seulement dans cette vie, mais aussi dans celle qui vient après la mort. Si Jésus a souffert pour moi, je peux aussi souffrir et l’offrir à Dieu le Père. Oui, moi aussi j’ai une croix à porter et j’espère que comme Jésus est ressuscité, je peux l’atteindre par les mérites de sa résurrection glorieuse à la fin des temps. Je vous laisse une citation biblique où saint Paul parle de Jésus crucifié.

