vendredi 2 avril 2021

Sonnet au Christ Crucifié - Anonyme,

 



Le Ciel que tu m’as sans cesse promis

ne me meut pas, mon Dieu, pour t’aimer
ni l’Enfer tant redouté ne me meut
pour cesser pour autant de t’offenser.

C’est toi qui me meus, Seigneur. Ta vue
cloué sur une croix et humilié me meut ;
la vue de ton corps tant blessé me meut,
tes affronts me meuvent, et ta mort.

C’est ton amour, enfin, qui me meut, et tellement
que, même s’il n’y avait pas de Ciel, je t’aimerais,
et que, même s’il n’y avait pas d’Enfer, je te craindrais.
 
Tu ne dois rien me donner pour mon amour
puisque, bien que ce que j’attends je ne l’espère plus
autant je t’aime, autant je t’aimerai

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